Qu’est-ce qu’il mange Jean-Yves, c’est fou !

– C’est vrai ça, je croyais qu’il était à la diète.
– Il a dû arrêter en cours de route.
– En tout cas, le sucre raffiné c’est très mauvais.
– C’est sûr ! Il aurait pu manger une clémentine.

Tu le sais maintenant, je prends toujours un malin plaisir à te rapporter ces fragments de conversations…

Si le nom a été changé pour des questions d’anonymat (et d’humour), j’ai bel et bien entendu ce petit commérage.

Ça t’est déjà arrivé de capter ce genre de remarques ?

Je suis sûre qu’on est nombreux à avoir été un jour à la place de Jean-Yves. Ou témoin de son « procès alimentaire » 🙂

Parfois de manière subtile, parfois de façon plus frontale. Dans les deux cas, c’est moyen cool et un peu crispant.

Dans ma lettre sur l’indépendance alimentaire, je te disais que nous allions revenir sur ce thème.

Gérer le regard des autres sur notre alimentation : C’est notre sujet du jour.

Sans tomber dans la paranoïa, on peut parfois clairement ressentir le jugement des autres sur notre façon de manger.

Et nous sommes aussi tout à fait capable (inconsciemment) de s’attirer des situations similaires à celles de Jean-Yves.

Comment ?

Tout simplement en ne parvenant pas nous-mêmes à assumer notre façon de manger.

Ça peut te sembler bizarre, pourtant c’est un mécanisme clairement identifié.

Si tu te sens concerné par la crainte du jugement des autres (si léger soit-il), ou si tu culpabilises lorsque tu ne manges pas « comme il faudrait » tu t’attireras plus facilement ce genre de situation.

Et à hauteur de ta crainte du jugement, tu peux aussi te retrouver à juger l’autre, sans même t’en rendre compte !

Simplement en l’observant, en jaugeant les quantités, en te comparant, en comparant son repas à un repas idéal, etc.

Vive le cercle vicieux…

J’extrapole volontairement sur ce sujet de façon à ce que tu puisses identifier ces attitudes de plus en plus facilement, chez toi et dans ton entourage.

Pourquoi ?

Parce que se libérer du regard des autres, cela passe aussi par ces détails du quotidien.

Pouvoir assumer sa nourriture librement et sans culpabiliser peu importe sa corpulence : C’est un pas de plus vers la fin de la dépendance alimentaire.

Nous verrons un peu plus tard que la libération du regard des autres prend toute son importance dans la guérison de certains troubles.

Notamment les compulsions alimentaires, l’hyperphagie (suralimentation), et plus généralement l’alimentation émotionnelle.

Si aujourd’hui tu ne te sens pas (encore) en paix avec la nourriture et que tu te reconnais dans l’un de ces troubles, sois sûre que Mangeuse Libre t’aidera de façon très précise prochainement.

Plus tu t’exerceras à assumer ta façon de manger et à la faire respecter, et plus tu avanceras vers la paix alimentaire.

Essayes aussi de ne pas trop porter de jugement sur l’assiette du voisin (ou de ton conjoint), et ce même si tu souhaites le meilleur pour lui, ou pour elle.

Si tu penses que l’un de tes proches n’a pas une façon de manger très bénéfique pour son corps, lis bien les prochaines Chroniques pour savoir comment l’accompagner au mieux 🙂

En attendant : Mêlons-nous de nos assiettes, et balayons les miettes devant notre porte !

VOICI MON CONSEIL DU JOUR :

A ton prochain repas à table avec d’autres convives, et surtout si tu as peur du jugement des autres au sujet de tes choix alimentaires :

Prends la décision de manger exactement ce que tu veux TOI, et dans la quantité qui te convient à ce moment-là.

Dépasse ta crainte d’une éventuelle remarque du type « Le sucre, c’est mal », « T’avais faim dis donc ! », ou encore « Tu suis plus ton régime ? »

PS. Dans ce dernier cas de figure, n’hésite pas à contrer l’offensive avec un « Tiens, j’ai eu des nouvelles de ton ex ». C’est osé, mais ça détend.
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Catégories : Psychologie alimentaire

Aurore Kennis

Hypnothérapeute & Coach Certifiée