Rien à voir avec le confinement.

Enfin, sauf si l’on considère que pour les mangeuses dépendantes, c’est un peu le confinement toute l’année.

Je vais te parler de ce truc qui nous fait manger toujours un peu plus que les autres mangeurs.

Tu sais, les mangeurs normaux…

Notre sujet du jour : La peur du manque

Je vais mettre les pieds dans le plat tout de suite avec une anecdote perso.

D’ailleurs, j’espère que tu te reconnaîtras dedans sinon je vais me sentir méga seule 😂

Depuis quelques temps, j’aime mesurer ce que je mange. Pas par privation (Dieu m’en garde), mais parce que j’aime manger en conscience des quantités.

Et aussi parce que je me suis libérée de cette fâcheuse tendance à faire trop à manger.

Nous en avions parlé avec Eudes Séméria (l’auteur des Pensées qui font maigrir, si tu te souviens de notre podcast).

Bref.

Je voulais me faire cuire du riz, et je cherchais un moyen simple de mesurer la quantité qui me correspondrait.

J’ai donc utilisé un petit verre, l’ai rempli de moitié, puis j’ai observé.



Après m’être dit avec satisfaction que c’était ok, je suis revenue sur ma décision… et j’ai remis une poignée de riz dans le verre 😶

Comme si un truc plus fort que moi court-circuitait mon intuition !

Une sorte de petit diablotin, pas d’accord pour que je prenne le risque de manger à ma faim.

Avec tout le chemin que j’ai parcouru, les conseils que je donne et la paix alimentaire que j’ai trouvée, je me retrouvais à rajouter du riz dans ce verre en sachant à vue d’oeil que ça allait faire trop avant même de l’avoir fait cuire…

L’absurdité.

Alors (tout comme je te l’apprends dans mon programme sur les compulsions alimentaires), j’ai fait l’exercice du Stop Assiette.

Et à ton avis, qu’est-ce qui en est ressorti ?

Je te le donne en mille : La peur du manque.

Et ouais.

Selon Nicole Fabre et son bouquin Peur de manquer, nous sommes porteurs de la peur du manque, du vide et de la perte dès notre arrivée dans le monde merveilleux de la vie.

Plus tard, fonction de notre parcours et de ses aléas, c’est cette même peur qui vient s’exprimer sournoisement via notre rapport à l’argent, à l’amour, au sexe, au divertissement, au téléphone… et à la nourriture !

Une peur du manque qui oscille entre plein et vide.

D’excès à restrictions.
De gaspillage à avarice.
De Yin à Yang.
Etc.

Concrètement : Comment ça s’exprime dans ton quotidien alimentaire ?

Je te donne quelques exemples qui vont te parler :

  • Racler une gamelle déjà vide en mode « Papy j’peux lécher la casserole »
  • T’assurer de manger en cuisinant… avant de remanger à table
  • Faire un matelas d’eau (ou de pain) dans ton estomac avant de manger
  • Finir ton assiette coûte que coûte
  • Ne jamais jeter de nourriture

Et j’en passe.

Tu as déjà entendu parler des principales blessures émotionnelles que possède plus ou moins chaque être humain ?

Il en est une très présente dans cette histoire de peur du manque :

La blessure d’injustice.

C’est elle qui est activée quand tu surveilles que les parts d’un gâteau d’anniversaire sont bien égales pour être sûre de ne pas en avoir moins que le voisin.

Ou encore quand tu exprimes une grande prévenance dans le fait de veiller à servir tout le monde de la même façon.

Ou bien quand ton camarade d’apéro mange trop et trop vite, et que tu as peur de ne pas en avoir assez.

Tu vois le truc ?

La peur du manque se cache un peu partout.

S’en libérer implique d’accepter une fois pour toutes le manque, la perte, et le vide.

Si, c’est possible.

On connaît toutes une grand-mère qui nous somme de finir des assiettes gargantuesques, une tante qui cuisine tout le temps trop riche, un mari qui stocke des courses à n’en plus finir…

❤️ Partage cet article avec quelqu’un qui en aurait besoin 🙂

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VOICI MON CONSEIL DU JOUR

Comme à notre habitude, on questionne les fameuses causes cachées qui poussent à trop manger. Et comme la peur de manquer en est une…

Je te propose de prendre 2 minutes pour te demander en toute honnêteté si toi aussi, il t’arrive par ci par là d’en rajouter une louche, histoire de pas manquer.

Par « en toute honnêteté », j’entends en dépassant l’égo.

Parce que c’est souvent lui qui te fait te dire « nan nan, nous on est pas concernées. Pourquoi changer ? » 😏

PS. Je n’ai pas eu envie de parler de la frénésie de ces derniers jours dans les hypermarchés, mais toi-même tu sais…

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Aurore Kennis

Hypnothérapeute & Coach Certifiée