« L’abandon crée la dépendance »

C’est ce que soutient Lise Bourbeau dans son bestseller Les Cinq blessures qui empêchent d’être soi-même.

Tu en penses quoi toi ?

Pour ma part, je suis assez raccord avec ça.

Notre sujet du jour : L’impact de la blessure d’abandon sur ton alimentation.

Vous avez été nombreuses (et nombreux) à vous inscrire pour recevoir cette chronique. Il faut croire que ce sujet vous touche de près.

Je ne l’ai pas choisi par hasard non plus puisque parmi les principales blessures psychiques, l’abandon figure en tête des charts !

Alors qu’entend-t-on par blessure d’abandon ?

C’est simple : que l’abandon aie été réel ou ressenti (ce qui est généralement le cas), l’absence de l’un ou des deux parents laisse dans notre vie un sacré vide à combler.

Je dis « à combler » parce que la nature a horreur du vide. Et dans notre cas précis, c’est ce qui pose problème…

Tout vide appelle à être rempli par quelque chose.

Et plus tu as manqué, plus tu cherches à remplir…

Alors on pourrait laisser la vie se charger de remplir ce vide avec quelque-chose de bon pour nous.

Beaucoup de gens y arrivent d’ailleurs…

Mais nous, non. On préfère s’en charger, sinon ce serait pas drôle.

Certains choisissent la clope, d’autres le sexe, d’autres encore l’alcool, le travail, les achats compulsifs, etc. Mais le chemin le plus logique semble être la nourriture.

On se nourrit dans le prolongement de ce qui devait nous nourrir : L’amour magique de papa et maman.

« Le manque crée l’abus » m’a dit mon psy un jour.

Pas con le gars.

Mais alors sachant cela, quelles solutions s’offrent à nous…

– Ne plus ressentir de manque ? Pas de manque, pas de bouffe, CQFD.
– Accepter le vide ? Pour arrêter de chercher à le combler.
– Remplir ce vide avec quelque chose de plus écologique pour notre être ?

Tu choisirais quoi toi…

Je propose souvent l’option 3 aux clientes qui souffrent de compulsions.

Remplacer la prise alimentaire par une action tout aussi plaisante et immédiate peut être une première étape pour arrêter de trop manger.

Je t’expliquerai précisément comment faire dans ton programme audio Vaincre les Compulsions Alimentaires.

Je parle d’une première étape car évidemment, le but à terme reste de ne plus avoir à vivre cette sensation de vide à combler.

Au fil des thérapies & coachings que je mène, je constate à quel point le sentiment ancré d’un parent qui n’a pas été assez présent (voire carrément absent) peut pousser à manger.

Alors Dieu merci, on n’attend plus comme un oisillon que Maman ou Papa nous donne à manger de l’amour et du lait…

La problématique se déplace sur d’autres personnes, d’autres situations.

Tiens, un petit exemple.

Celui de Patricia, une cliente qui est d’accord pour que je partage son histoire.

« J’engloutis mon repas lorsque je me sens déçue par mon fils. Parfois il rentre tard, et d’autres fois, sans me prévenir, il ne rentre pas »

Difficile de ne pas se sentir abandonnée dans ce cas…

Je te la fais courte : Patricia a été délaissée toute sa vie par son papa. 

Père absent, mère déprimée, fratrie pas soudée : Grosse ambiance à la maison.

Par la suite, Patricia a donc essayé du mieux qu’elle a pu de cimenter son foyer pour être sûre de ne jamais se sentir abandonnée.

En vain, évidemment, puisque tout reposait sur cet illusoire abandon, et quelques fragiles solutions.

Grâce au travail de fond qu’elle a réalisé, tout commence à rentrer dans l’ordre.

Son fils ne prévient toujours pas quand il dort chez un pote, mais elle sait que ce n’est par parce qu’il l’abandonne…

Non, c’est juste parce que c’est un gros relou.

Il arrive toujours à Patricia de manger par réaction à ce sentiment d’abandon, mais c’est très rare. Et surtout :

Lorsque cela lui arrive aujourd’hui : Elle a conscience du pourquoi.

Et elle peut agir sur ça.

C’est ce que je t’invite à faire avec Mangeuse Libre, que ce soit en séance ou à la lecture de mes chroniques : Prendre conscience de ce qui te fait manger, en toute honnêteté.

La nourriture que tu te donnes en excès, c’est peut-être un peu ce manque de nourriture affective que tu viens combler. 

« Les pères sont des êtres mystérieux, et décevants »

Signé Emilie, une amie.

Qui par je ne sais quel truchement a réussi à ne pas combler sa frustration par la nourriture pour autant…

Mais ? C’est que tout est possible !

Alors si tu ne veux plus que ton enthousiasme au sujet de tes parents retombe comme un soufflet raté sur la table du réveillon :



VOICI MON CONSEIL DU JOUR :

Ce qui crée la dépendance, c’est l’attente. On attend (consciemment ou non) que l’autre nous apporte quelque chose. Tout comme maman (ou papa) était censé nous apporter ce dont nous avions besoin. Alors si le sujet d’aujourd’hui te parle :

Ecris une lettre au parent qui selon toi n’a pas été au rendez-vous, en listant d’une part ce que tu attendais de lui, d’autre part ce que tu as reçu de lui.

Exemple d’une cliente : Maman, j’attendais de toi une présence douce et affective. Je n’ai reçu de toi qu’une présence dure et matérielle.

Inutile de te dire de ne pas envoyer cette lettre. Tu l’as compris, c’est un exercice. Je ne veux pas de problèmes avec tes géniteurs 😂

PS.  Je te laisse sur la phrase de Maoulé, un ami humoriste : « On peut pas attendre 1000 ans que les gens deviennent ce qu’ils sont pas »…

Voilà Voilà.


Aurore

Coach Certifiée, Hypnothérapeute et Spécialiste en Psycho-Nutrition