Aujourd’hui on te parle de dépendance au sucre, demain on te parlera de dépendance au gras…

Dans le fond, on sait bien toi et moi que le vrai sujet n’est pas là.

Si le sucre agissait comme l’héroïne, alors chaque personne qui en consommerait deviendrait dépendante.

Or, ce n’est pas le cas. Pourquoi ?

Notre sujet du jour : La dépendance à la nourriture, VS la dépendance au sucre.

Enfin nous y voilà.

Je sais que nombre d’entre vous attendaient ce sujet de pied ferme.

Bonne nouvelle : non seulement on en parle dans cette Chronique, mais le sujet est tellement vaste que nous aurons plusieurs Chroniques sur ce thème.

Parce que derrière la dépendance, il n’y a pas qu’une seule explication.

Et la « dépendance » à un certain type d’aliment n’est que la face visible de l’iceberg.

Taxer le sucre, le gras, ou même les endives (après tout pourquoi pas?), c’est ne pas prendre le risque d’aller explorer les coulisses de cette « addiction ».

Je mets des guillemets à addiction, parce qu’il n’y a que chez certains mammifères que l’on a réussi à prouver que le sucre (puisqu’on ne nous parle que du sucre) pouvait avoir les mêmes effets qu’une drogue.

Faisons un petit focus sur le sucre, car je n’y reviendrai pas spécialement par la suite, sauf si vous me le demandez.

Chez les humains, que la messe soit dite, le fait que le sucre soit une drogue n’a JAMAIS été confirmé.

D’ailleurs, quitte à avoir un raisonnement scientifique, si le sucre était une drogue à proprement parler, alors il y aurait accoutumance. 

Or, ce n’est pas le cas.

CQFD.

Le sucre n’est pas une drogue, oui mais…

On sait établir une corrélation entre les compulsions alimentaires et la trop forte consommation de certains glucides.

Ça nous fait une belle jambe n’est-ce pas ?

Ce n’est pas en sachant cela que tu vas arrêter de manger des gâteaux sablés en trop grande quantité. C’aurait déjà été le cas sinon.

Lorsqu’on a tendance à utiliser la nourriture comme un refuge, fuir le sucre (comme tout autre type d’aliment) nous attirera inexorablement vers lui.

Souviens-toi de Mangeuse Libre sur les obsessions alimentaires. Tu la retrouveras ici : https://mangeuselibre.fr/la-solution-pour-se-liberer-des-obsessions-alimentaires/ 

Le sucre n’est pas une drogue, sauf si l’on se met à penser qu’il en est une pour nous.

Ce n’est pas une drogue, mais il est évident que c’est un réconfortant.

Le sucre adoucit la vie, surtout lorsque l’on a tendance à trop s’en demander, où que la vie que l’on mène ne correspond pas à nos attentes.

Nombre de mes clientes étaient dans ce cas, et le travail que nous avons fait ensemble a tout simplement éteint leur trop grande appétence pour les aliments sucrés.

Et ce sans que je n’aie à leur interdire le sucre, Dieu merci.

Le sucre peut adoucir une période vécue comme difficile. Alors si en plus on s’en prive : au secours et yallah les compulsions qui s’ensuivront.

Attention, ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit 🙂

Je prône une alimentation nourrissante et la moins industrielle possible, et je conseillerai toujours de donner à son corps les meilleurs nutriments qui soient.

En termes de chimie, mieux vaut un bon morceau de pain ou une belle pâtisserie qu’un Kinder Pingui.

Simplement, il y a des étapes avant de pouvoir faire ces choix par plaisir ou conviction, et non par culpabilité ou obligation.

Bref, trêve de sucreries.

Ce qui va nous importer vraiment, c’est de casser les mécanismes de dépendance aux aliments et à la nourriture, pour te rendre la liberté de choisir ce que tu veux manger.

Redevenir une Mangeuse Libre, épanouie dans son corps et dans son assiette, c’est là le vrai sujet.

Et j’ai à coeur de t’y aider !

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VOICI MON CONSEIL DU JOUR :

Aujourd’hui, nous avons entamé ce grand thème de la dépendance alimentaire avec une porte d’entrée toute trouvée : le sucre. Voici ce que je te propose :

Pose-toi la question de savoir si tu as une attirance particulière pour le sucre, ou bien pour un autre type d’aliment, et note ces aliments dans ton carnet (ou un coin de ta tête) avec le degré d’attirance que tu as pour eux.

Exemple : « J’ai l’impression que je ne pourrai jamais vivre sans salade ». Bon ok, là c’est moyen réaliste.

Autre exemple : « Granola – Dès que j’en ai, la boîte y passe »
Ou encore : « Fromage – j’arrive de mieux en mieux à me réguler »

PS. Le lait concentré sucré, ça me fait une accoutumance inversée. Plus j’en mange, et moins j’en mange. Du coup, j’en mange plus du tout. C’est fou 🙂

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Retrouve ici les Programmes Mangeuse Libre https://mangeuselibrefr.podia.com


Aurore Kennis

Hypnothérapeute & Coach Certifiée