Pour passer de Gourmand à Gourmet : Comment on fait ?

Je te l’avais promis, au fil des prochaines Chroniques je répondrai à tes remarques suite au questionnaire de la semaine dernière sur ton comportement alimentaire.

Plus précisément à la partie « Quel est ton plus gros problème avec la nourriture ».

Et voici justement l’un des thèmes qui est beaucoup revenu…

Notre sujet du jour : La Gourmandise.

Tout d’abord, j’ai une question à te poser : Est-ce que la gourmandise est vraiment un péché ? Non parce que c’est ce qu’on m’avait dit au Catéchisme…

« La gourmandise est un vilain défaut »

Elle fait même partie des 7 péchés capitaux !

Et ça, ça nous fait une belle jambe quand on essaye déjà de moins culpabiliser pour réussir à moins manger… Tu as peut-être déjà (ou souvent ?) entendu ça autour de toi. La gourmandise est un vilain défaut.

Or évidemment, l’être humain aime transgresser les interdits sociaux. On en avait parlé dans la lettre sur les Obsessions Alimentaires (tu la retrouveras sur MangeuseLibre.fr) :

Plus tu vas t’interdire un aliment, et plus tu le mangeras.

Et cela vaut aussi quand tu as le sentiment de ne rien t’interdire, mais que tu penses au fond de toi « ce n’est pas bien que je mange ça ».

Je te disais hier, puisque de nombreuses remarques m’ont été faites dans ce sens, que je te parlerai un peu plus de moi au fil du temps.

Quand j’étais gamine justement, j’entendais souvent de la part de certains membres de ma famille « Oh la la Aurore, qu’est-ce qu’elle est gourmande ! »

Alors que non les gars. A ce niveau là c’était pas de la gourmandise, c’était de la boulimie. Mais c’est cool, merci.

Ah, le déni…

Ce que je veux te dire par là, c’est qu’il faut bien comprendre ce que tu entends derrière le mot « Gourmandise ».

En matière de nourriture, il est bon de ne pas dramatiser mais plutôt d’observer pour mieux réajuster. S’il s’agit juste de quelques carrés de chocolats par ci par là, ou d’une ou deux pâtisseries le dimanche en famille : C’est ok !

Si cela te parait encore trop, notamment si tu ressens le besoin de perdre du poids, il y a des solutions pour ça.

Si tu te sens concernée : écris-le moi 😉

Et si tu te trouves plutôt dans la team « je dévore minimum le paquet de Palmito, et s’il me reste encore un peu de souffle j’attaque les Kango » :

Là, c’est autre chose.

Je grossis le trait volontairement pour bien marquer la différence entre les deux comportements.

Si tu es dans le second cas : Sois certaine que je peux faire quelque-chose pour toi. N’hésite pas à m’en parler, c’est mon métier.

Certes, on aimerait parfois pouvoir manger comme un ascète ou un mec au régime paléo pour faire apparaître nos gros biscottos, seulement voilà :

On vit dans un pays, que dis-je, un Monde détenant une richesse culinaire absolument sublime.

Tu ne crois pas qu’il serait dommage de ne pas en profiter ?

Je t’invite à relire ta Chronique sur l’alimentation utilitaire. Tu la retrouveras ici : https://mangeuselibre.fr/en-finir-avec-lalimentation-utilitaire/ 

Bien sûr, il semble assez judicieux d’essayer de passer de gourmand à gourmet.

C’est à dire de manger en moins grande quantité, mais les meilleures choses possibles. Celles qui nous font le plus plaisir et qui sont les plus nourrissantes.

Et on ne va pas se mentir : il y a dans ce processus l’idée de passer de culpabilité, à responsabilité.

Il s’agit en effet de prendre la responsabilité de notre corps, et de le faire avec fierté.

Le problème survient lorsque l’on sent que ce n’est pas possible, et que nous nous trouvons comme esclaves de notre comportement alimentaire.

C’est là qu’il est bon de se faire aider pour retrouver sa liberté !
Pour finir,

Si tu sens que la gourmandise te rattrape, voire, t’engloutit régulièrement :

Sens-toi libre de m’en parler par retour de ce mail. Qui sait : Tu n’es pas à l’abris de recevoir un bon conseil 🙂

Et d’ailleurs…

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VOICI MON CONSEIL DU JOUR :

Etre gourmand n’est pas un problème dès lors que notre faim est globalement respectée. Si tu es sujette à une gourmandise excessive, voici ce que je te propose :

Pose-toi la question de savoir si tu te sens heureuse en règle générale dans ta vie, ou bien si certains domaines méritent quelques changements…

Dans une précédente Chronique, on a parlé du fait que lorsque que l’on ne se sent pas bien alignée avec la vie que l’on voudrait vivre, la nourriture (et les aliments sucrés en particulier) pouvaient être un moyen d’adoucir un quotidien un peu terne.

PS. La tentation était trop forte, du coup j’ai un cadeau pour toi. Aller, bonne journée : https://www.youtube.com/watch?v=pvh-ieuM8ygb

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Aurore Kennis

Coach Certifiée, Hypnothérapeute et Spécialiste en Psycho-Nutrition