La faim et la satiété : C’est pas vraiment le sujet.

La Quotidienne était en vacances cette semaine, mais pas moi. J’ai refait le tour du monde des problématiques alimentaires pour mieux t’en parler, et surtout pour mieux t’aider.

Tu te souviens du questionnaire sur ton comportement alimentaire ?

Au fil des jours qui viennent, je vais donc te parler des sujets importants pour toi selon ce que tu as répondu. Et tu vas voir, il y a du lourd…

Notre sujet du jour : Les limites alimentaires.

Ou plutôt, ce pourquoi on les dépasse.

« Moi, je n’arrive pas à ressentir quand je n’ai plus faim. »

C’est ce que j’entends très souvent dans mes accompagnements. Et c’est souvent une erreur…

Si tu sais ressentir quand tu as faim, tu sais ressentir quand tu n’as plus faim.

En creusant un peu, on se rend compte du fait que le problème n’est pas là.

En réalité, tu sais très bien ressentir ta satiété. Mais quelque-chose fait que tu ne veux plus l’écouter.

Bien sûr, c’est un processus inconscient.

La satiété est une forme de limite. Et comme n’importe quelle autre limite de la vie, nous avons parfois besoin de la dépasser.

Parfois, on « dépasse les bornes » alimentaires !

Tu vois le truc ?

En coaching et en thérapie, je t’aide à trouver la raison profonde pour laquelle tu as besoin de transgresser cette limite.

Le but est que tu puisses transformer ce comportement, ou dans un premier temps, le reporter sur une activité plus constructive pour toi.

Et comme une fois n’est pas coutume, je vais te raconter mon propre exemple.

Pour ma part, je connaissais bien ces histoires de faim, de satiété, et de rassasiement.

Mais quelque-chose me poussait sans cesse à outrepasser les limites de mon estomac.

Et accessoirement, les limites du raisonnable…

Soit en grignotant de manière compulsive dans la journée, soit – et c’était surtout ça mon problème – en mangeant toujours trop lors des repas.

En d’autres termes je savais que je mangeais trop, mais il fallait littéralement que je le fasse.

Tu connais cette sensation ?

Avec méthode, j’ai donc commencé à chercher ce qui me poussait à agir de cette façon.

Et parmi les raisons cachées qui me poussent à trop manger, je me suis souvenu d’une chose…

J’ai reçu une éducation très stricte et régentée par le contrôle. Je n’avais pas vraiment le droit de sortir, et mes résultats scolaires étaient suivis de près.

Parfois, je tournais en rond dans la maison avec la sensation insupportable d’être un hamster dans une roue.

J’avais un fort sentiment d’enfermement, et je me sentais très en colère.

Une rébellion que je ne pouvais pas exprimer à l’époque, par crainte et par loyauté pour mes parents.

Je « ravalais » donc ma colère en la mangeant.

Et j’en profitais pour transgresser les limites de mon estomac, faute de ne pouvoir transgresser d’autres limites dans ma vie d’adolescente.

Tu vois le mécanisme ? Tu peux toi aussi réfléchir à ta propre expérience.

Parfois, il te parait impossible d’arrêter de trop manger ou de respecter les quelques règles alimentaires fondamentales que tu aimerais suivre.

Et bien peut-être que tu cherches toi aussi à faire un pied de nez aux limites établies.

Jusqu’à ce que l’idée de faire un régime te paraisse la solution ultime, pour renforcer les limites que tu n’arrives pas à respecter le reste du temps.

Avec évidemment le contre-coup de cette décision : lorsque tu ne parviens plus à tenir ton régime, les débordements qui s’ensuivent sont eux aussi renforcés.

Si tu es dans ce cas, sache que c’est normal.

Par désespoir, on renforce parfois nos barrières alimentaires, comme un pays renforcerait des frontières trop perméables à son goût…

Alors si la solution n’est pas là, mais que tu ne te sens pas bien pour autant avec ton poids : Contacte-moi pour que l’on en parle !

Celles qui ont fait ce choix sont heureuses d’avoir pris cette décision.
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VOICI MON CONSEIL DU JOUR :

Sans prise de tête, pose-toi la question de savoir si toi aussi tu te sens concernée par le fait de dépasser les limites de ta satiété. Et si oui,

Pourquoi est-ce que tu le fais à ton avis ?

Rassure-toi, les trois quarts du temps, la réponse à cette question ne vient pas spontanément. Voire pas du tout.

Je t’en parlais récemment : il n’est pas toujours dans l’intérêt de ton inconscient de t’aider à changer de comportement.

PS. Quand tu sens que tu débordes, rappelle-toi que Maurice aussi, il poussait le bouchon un peu trop loin…

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Aurore Kennis

Coach Certifiée, Hypnothérapeute et Spécialiste en Psycho-Nutrition