🎼 J’aime la galette, savez-vous comment ?

Je te laisse le soin de chanter la suite.

Et accessoirement, d’avoir cette comptine en tête pour le restant du mois de janvier…

Notre sujet du jour : Assumer sa sensualité alimentaire.

C’est quoi le rapport avec la galette ?

Aucun.

A part qu’on aime « quand elle est bien faite, avec du beurre dedans » 🎶

Bon, j’arrête.

Plus sérieusement, qu’est-ce que j’entends par « sensualité alimentaire » ?

Au delà de cet engouement que j’éprouve à inventer des concepts pour te parler de nourriture, il y a un truc que j’observe souvent en séance :

Oui, il y a des causes cachées qui nous poussent à trop manger. Et oui, mon rôle est de t’aider à les faire émerger pour pouvoir les faire disparaître.

Mais sans aller jusque là, il y a aussi des causes beaucoup plus évidentes.

Parmi elles :

Ne pas assumer de manger certains aliments alors qu’ils te font prendre ton pied !

Oui, je viens bien de dire ça.

Outre la sacro-sainte obsession du « bien manger » dont je t’ai déjà beaucoup parlé, une morale alimentaire d’ailleurs responsable de bien des dérives (compulsions, complexes, dénaturation de notre façon de manger, conformisme, etc.),

Il y a ces interdits que l’on se crée toutes seules pour repousser soigneusement notre penchant naturel et humain pour la satisfaction orale…

(Freud, sors de ce corps.)

Tu sais, ces contraintes que l’on se fixe – au delà du bon sens alimentaire – dans le but inconscient de ne pas être « trop libre ».

Je m’explique.

Certains d’entre nous semblent être portés par l’idée de s’écarter de la notion de plaisir. Un plaisir qui devient alors « coupable ».

Un plaisir alimentaire que l’on considérera, au pire comme un péché honteux ou une gratification divine réservée aux autres (blessure d’humiliation), au mieux comme un concept peu orthodoxe, voire, franchement inutile (blessure d’injustice) selon Lise Bourbeau.

Et si je grossis volontairement le trait, c’est pour nous rappeler que ces petites injonctions viennent sournoisement entraver ton empowerment alimentaire…

Evidemment, tout cela est inconscient (ou peu conscient).

On entendra rarement dire « je ne mange pas de chocolat au lait car c’est vilain et mon papa risque de me punir ».

Mais voici quelques exemples de tabous alimentaires « socialement acceptables » :

  • Je vais pas prendre un goûter alors que j’ai 40 ans !
  • Tiens, demain je vais m’autoriser un hamburger
  • JAMAIS de féculents le soir 
  • Demain je mange clean (pourquoi, d’habitude tu manges par terre ?)
  • Je mange QUE bio (je veux bien, mais l’année dernière tu mangeais des BN…)

En réalité, il n’y a rien de dramatique dans le fait de se fixer des règles. Sauf si tu souffres déjà de compulsions cela va de soi…

Le problème c’est que cette auto-culpabilisation alimentaire aura toujours son revers de médaille.

Je vais te donner l’exemple de l’un de mes proches :

« Le chocolat au lait c’est pas bien. C’est du chocolat noir qu’il faut manger. »

Résultat : Une méga indigestion à Noël chez les grands parents parce que trop mangé de chocolat au lait industriel (et même pas bon au goût 😂)

Honorer sa sensualité alimentaire, c’est donc aussi s’éviter quelques débordements…

Et se donner la chance d’aller vers ce qui est vraiment bon pour nous, tant d’un point de vue nutritionnel qu’émotionnel.

Il en va de même si comme moi, tu as besoin de perdre du poids.

Car outre les régimes, ce qui fait grossir, ce sont bien sûr les interdits, et les compulsions qui s’ensuivent.

A ce propos, tu remarqueras avec joie que plus tu assumeras de manger ce qui te fait vraiment plaisir (même si ce n’est pas instagramable 😒), moins ton moral sera impacté par tes variations corporelles.

Je te donne à nouveau mon propre exemple.

Oui, j’ai pris 10 kilos.

Sachant que j’étais déjà plutôt bien portante à la base, lol.

Il y a encore quelques années, je me serai lancée dans une diète chiante comme la pluie, ou dans un programme sportif commando.

Aujourd’hui, je me dis juste : « Bon. Clairement c’est pas ouf. Mais ta santé est ok, et il existe encore en ce monde des pantalons à ta taille ! »

Alors en attendant je marche, je nage, je kiffe, et surtout je mange des trucs bons.

La vie corporelle et alimentaire doit-elle être plus compliquée que ça ?

__________________

VOICI MON CONSEIL DU JOUR

Aujourd’hui, je te propose d’observer ton rapport au plaisir alimentaire. L’idée est de checker si le plaisir constitue pour toi un péché ou un interdit. Pose toi cette simple question :

Est-ce que j’ai tendance à manger plus rapidement, en plus grande quantité, ou de façon cachée un aliment « plaisir » pour le faire vite disparaître et ressentir moins de culpabilité ?

Par extension, tu pourras aussi questionner ton rapport au plaisir en règle générale. Qu’il s’agisse du plaisir dans ton boulot, dans ta vie quotidienne, dans ta sexualité, etc.

PS. En janvier, j’ai mangé tellement de galette que j’ai eu 2 fois la fève. Dans la même galette… #abusé 😂

__________________

Retrouve ici les Programmes Mangeuse Libre https://mangeuselibrefr.podia.com

Catégories : Alimentation consciente

Aurore Kennis

Hypnothérapeute & Coach Certifiée